« L’ANIMAL AU SECOURS DE L’HOMME » – Magazine La Vie

« L’ANIMAL AU SECOURS DE L’HOMME » – Magazine La Vie

« L’ANIMAL AU SECOURS DE L’HOMME », l’AFTAA santé du magazine La Vie

L’ANIMAL AU SECOURS DE L’HOMME                                        

Quand l »animal au secours de l’homme dans le magazine La Vie : Tous les mardis matin, les résidents de la maison de retraite de Villeneuve-Saint-Georges (94) attendent avec impatience la venue d’Indy pour leur séance de zoothérapie. La chienne golden retriever déambule dans les couloirs. Puis rejoint ses partenaires du jour: Lucette et Jacques (les prénoms ont été modifies). A peine l’animal est-il arrive a sa hauteur que Lucette le couvre de caresses. « Je vais te piquer a ton maitre. Mais il ne serait pas d’accord. Il serait malheureux si je te gardais », lance-t-elle dans un éclat de rire en regardant le zoothérapeute Baudouin Duriez. Installée sur sa table basse, pour etre a la hauteur des personnes, Indy tend la patte en guise de bonjour. Si le bien-être provoque par le canidé se lit sur les visages, les objectifs de la séance ne s’arrêtent pas là et sont multiples.

Pour Jacques, qui se déplace en fauteuil roulant, le but est de travailler la tonicité de son corps. Et  sa  tenue  posturale  en brossant le chien. Quant à Lucette, c’est sa mémoire qui flanche. « Pour un patient atteint   de   démence   d dégénérative,   la mémoire à court terme va etre déficitaire, il ne va pas se souvenir du début de la séance. Nous travaillons  alors sur des choses simples, comme le schéma corporel du chien: savoir localiser la truffe, la patte avant gauche, l’oreille droite, etc.», explique la psychomotricienne,  Marie.

Le chien, ce médiateur

Pour faire travailler Lucette, Baudouin a donc imagine un jeu. Il dissimule une croquette sous un des trois gobelets qu’il place devant elle. Elle doit la retrouver pour l’offrir a Indy.« On détourne le but. En voulant faire plaisir au chien, le patient n’a pas l’impression de travailler », explique Baudouin. A chaque fin de séance, l’intervenant remplit  une fiche de transmission  afin d’évaluer la progression du patient par rapport aux objectifs établis avec l’équipe médicale. Le cycle dure environ quatre mois, avec une séance hebdomadaire, un repère temporel pour des patients atteints de troubles cognitifs.

Pratique encore mineure en France, la zoothérapie ou thérapie assistée par animal tend à se développer. « Il faut bien comprendre que le chien n’est pas un médicament. Il est une béquille, un soutien dans un processus de soins», rappelle Baudouin Duriez, créateur et président de l’Association française de thérapie assistée par l’animal (AFTAA). Tous les intervenants de l’association sont issus du milieu paramédical et médico-social. Il s’agit de psychomotriciens, d’ergothérapeutes, d’éducateurs spécialisés ou encore de psychologues. Ils utilisent le chien comme un médiateur au sein de structures médicalisées (maisons de retraite, instituts médico-éducatif, foyers d’accueil spécialisés) ou de structures d’accompagne­ment à la parentalité.

« En France, les diplômes de zoothérapie ne sont pas reconnus par le ministère de la Sante. Certaines personnes se proclament  « zoothérapeutes » alors qu’ils n’ont pas  suivi  de formation adéquate. Il faut faire  la d distinction entre    les professionnels et les amateurs », met en garde Baudouin. L’animal est un médiateur a ne pas négliger. Qu’il s’agisse de stimuler les capacités motrices des personnes, d’éveiller leur sensorialité ou encore de les aider à renforcer leur équilibre ou l’estime d’eux-mêmes

« Un apaisement aux angoisses »

« La plupart des personnes ont vécu avec un animal. En cela, la médiation animale est signifiante pour beaucoup. Avec ma chienne Elsie, je travaille en Ehpad (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes). L’animal est une source de motivation. Il ne communique pas verbalement : ainsi il ne peut pas mettre en situation d’échec un patient, puisqu’il ne juge pas ! Dans le cas de patients atteints de démences avancées, le contact avec le chien peut apaiser les angoisses et meme permettre de renouer le dialogue entre résidents. Ma chienne Elsie est souvent un sujet de conversation apprécie !Autre apport non négligeable, durant les séances de médiation animale, les patients montrent un autre visage d’eux-mêmes. Cela permet de changer le regard de l’équipe soignante. »

AMANDINE LAMOURET, ERGOTHERAPEUTE SPECIALISEE EN MEDIATION ANIMALE DE L’AFTAA

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