La médiation animale à Toulouse avec l’association Blouses Roses

Quand un chien devient partenaire de soin : la thérapie assistée par l’animal à l’hôpital Garonne

Bouger, stimuler, interagir… avec l’aide de l’animal. C’est le pari d’un projet porté à Toulouse par l’association des Blouses Roses, l’Association Française de Thérapie Assistée par l’Animal et le Pôle Gériatrie du CHU de Toulouse.

Un projet pensé pour des patients en grande fragilité

Au sein du SMR gériatrique, dans l’Unité Cognitivo-Comportementale de l’hôpital Garonne, un programme de thérapie assistée par l’animal (TAA) est proposé à des patients présentant des troubles neurocognitifs majeurs et des troubles du comportement.

L’objectif est de favoriser la marche, l’équilibre et la mobilité, tout en stimulant l’attention, la motivation, les interactions et le plaisir de participer. Pour certains patients, la présence de l’animal est un vrai levier pour entrer dans l’activité et rendre la rééducation plus accessible.

Les ateliers de médiation animale

Les patients participent à des ateliers collectifs d’une heure, une fois par semaine, pendant 12 semaines. Ils sont animés par Marie, formée à la médiation animale, accompagnée de son chien Scali. Ces séances font partie intégrante du projet de soins et sont suivies par toute l’équipe pluridisciplinaire de l’UCC : kinésithérapeute, ergothérapeute, psychologue, psychomotricien et soignants.

L’animal devient un partenaire de soin. Marcher à ses côtés, aller à sa rencontre, le solliciter, interagir avec lui : autant d’occasions de mobiliser les capacités du patient dans un cadre différent de la rééducation classique.

Des premières séances qui parlent d’elles-mêmes

Dès la première séance, l’équipe soignante a raconté avoir vu des visages s’illuminer chez les résidents. La deuxième séance a proposé un parcours moteur, ainsi qu’un travail de mémoire sur les informations données la semaine précédente.

Un moment nous a particulièrement marqués. Un résident n’avait jamais voulu se lever pour marcher avec Scali. Mais quand on lui a annoncé que la séance se terminait et qu’il fallait rentrer, il s’est levé, a demandé Scali et a dit : « Je m’en occupe, je la ramène, elle doit avoir besoin de se reposer. »

En plaçant les besoins de l’animal avant les siens, il a marché, il a travaillé son équilibre, sans même s’en rendre compte. C’est exactement ce que la médiation animale peut offrir : une porte d’entrée différente vers le mouvement, la relation et le plaisir.

Une approche qui place l’humain au centre

Relation, mouvement, plaisir : au cœur du soin, c’est ce que cherche à construire la TAA, avec les équipes soignantes et aux côtés des patients.

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